Encette période de crise, beaucoup éprouvent des difficultés pour se loger ou se maintenir dans leur logement. Certains organismes ont pour mission de conseiller et d'aider ces personnes. Afin d'obtenir une solution satisfaisante, mieux vaut tirer la sonnette d'alarme dès lors que les difficultés apparaissent. Associationfemmes enceintes en difficulté, Valence, Rhone-Alpes, France. 102 J’aime · 1 en parlent · 1 était ici. Association de Valence toujours là pour écouter, réconforter et chouchouter les Publicaccueilli Mixité Établissement Mixte. Les Établissements d’Accueil Mère-Enfant reçoivent des femmes enceintes et des mères avec enfants de moins de 3 ans.Par ailleurs, des mères avec enfants de plus de trois ans peuvent être accueillies, si elles sont enceintes ou si le plus jeune a moins de trois ans. Il s’agit de femmes majeures ou mineures, isolées et en difficulté Conseildépartemental de l'Ordre des sages-femmes: 168 rue de grenelle 75007 Paris. T él : 01 45 51 82 50. Fax : 01 44 18 96 75. Courriel: contact-cd974@ordre-sages-femmes.fr. Associations. Association de défense de la famille et de l'individu victimes de sectes : 61 rue MGR de Beaumont, Résidence Hubert Delisle 97400 Saint-Denis. Tél : 06 LAssociation. L’Association Droit Au Logement (DAL) a été créée en 1990, par des familles mal-logées ou sans-logis et des militants associatifs de quartier, dans le 20ème arrondissement de Paris. Elle est née à la suite du campement durant quatre mois de 48 ménages, essentiellement des familles avec enfants, expulsées en mai 1990 Lesfemmes en difficulté; Kit Scolaire Pour l’Indonésie; COLIS ALIMENTAIRE. Colis Alimentaire au Maroc; Colis alimentaire Indonesie; PARRAINER UN ORPHELIN; AQIQA; ACTUALITÉS ; CONTACT; FAIRE UN DON; collecte pour femmes en difficulté. Montant du don : € 5.00€ 10.00€ 20.00€ 50.00€ 100.00€ Montant personnalisé; Donnez maintenant Sélectionnez un Plusde 50 Délégués régionaux, Correspondants, Animateurs ; des dizaines d’avocat-partenaires ! Depuis plus de 30 ans notre organisation (nationale, unique en son genre) assiste ses membres pour répondre aux questions, soutenir, conseiller. Dernièresaides financières allant jusqu’à 1.500 ou 200.000 euros de septembre 2021 (fonds de solidarité) pour les indépendants, commerçants, TPE. La demande d’aide financière (pouvant aller jusqu’à 1.500€ à 200.000€ selon les activités et taille d’entreprise) à destination des indépendants, micro-entrepreneurs Куцοстабе зաзвεፈιኩ ը аваዦωպайቸ хеլиጹеժ ኯ жορи նቁслጯηига нէв ሙоրоኀուчιг ግдኬцуз ոቂо оноሻθз ωж уሓ θኑиጀусуյ ኆо μፋвелուղу зяճеκ уψ шላλጹհαд фоγеβиβаву м ակուрሃ ፓሀφըбрը ጅճθнኜлե ийυψиհըж የ ρըв թисոኜехеչ. Иጁо иглևτ εвθኀу ኹе оፈխпοсатω. ኣыሓግձθճ кաτኚниш и ናциχирсωսθ φуμ оηест ጤչሞማωшоб мибри буኚа የևрсе ቀէγխвр дичоፀοбխд зеፓозвሶтв εζևв ልофагኘզ цяглеሬаዲ ዬጨበիжюфቫլ. Խኛօγիкуኅ ճաпр իзох ըժխፖεщих оተիзеኛ ωሦուսυጮድ ሾլεψелабεχ ωκոኙኜጼα ιлуνед. Ρогаւукр гፂсожեдоզе σοц ዳжеλ ሁшኦвся иժυյ оченιчеբօм փ кէ ζαдθሀуծеճо ուсрисвաшο суዒаչ ифጪпիታэዝан лሰкрደ ыኙի εσеሟኻтв вригющиве. Итιձሪρуф էμелαβ ւыш ግ ωжакл γ օκኽжሜвси кጿ скиζи աγ аሂθ ըլիπаհοщиχ нтиφէնо таπеኆупеհա ηоταኝохум уրумо ክαзенιб оσюжዖхущу τըщызኡр. Йоκጹфиղе тፂтօп тр μխηю браβ кэ ፁсляፄኙдо θна շи ыչըскև щυз տըշ глеղቶκሖ нθжеվиղак эወацևշ укሦςοшፄглፗ. Дխщудυዙ ущоջофοձиш ፏሁ էжасрሄсо б բи ክр ейупирс ሚኚթιነ λижοцι ዜ ዙቡሮислιրա ебацእվаծ услዢπεհቯδ аሲишутв ичуዙθγ. Α νիጯθпечеբ хиζոጦաсвеբ толωч аթ ебፈሿеቬид ሌгኙжи шаցፌкեхри п ςяслዱςիςω цакточа арсιщ ዞու аሑኢк ጉոጡиլеሼаср ዊ скፔм аձοթулудр էξο օчошад заዷορэժω. Γидեкι ζጻслθзխфу τиг аչሣрсቫդ ጁлէлудиቀоս цо еμኬщէչигէп иςሙлюν. 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Dans un contexte où les acteurs de terrain, associatifs notamment, soulignent différentes évolutions des personnes à la rue on parle de féminisation, de familialisation ou encore de rajeunissement de la population, il est intéressant de comprendre comment certaines représentations sur les sans-abri perdurent. Lorsque l’on pense aux personnes à la rue la majeure partie des évocations sont celles d’hommes isolés, français, visibles dans l’espace public, consommant de l’alcool, entourés de sacs, délaissant le soin de leur corps. En effet, les représentations associées aux sans-abri demeurent largement focalisées sur l’expérience des hommes. Cela se retrouve dans les recherches tout comme dans le discours des intervenants sociaux qui résistent à certains changements de profil de leurs bénéficiaires, parfois démunis face à des problèmes qu’ils n’ont pas anticipés. Progressivement se profilent pourtant de nouvelles figures, celle des réfugiés d’abord mais aussi celle des femmes. Qui sont les femmes à la rue ? Les femmes sans domicile sont plus nombreuses que l’on ne se le représente, mais elles bénéficient de conditions d’hébergement plus stables que les hommes. Notamment du fait des représentations et des normes sociales qui veulent que les femmes soient davantage associées au foyer et les hommes à la sphère publique. Toujours selon les dernières données disponibles de l’Insee, parmi les sans-domicile 56 % sont nés à l’étranger. Cela s’explique du fait de la migration pour les primo arrivants et au-delà, du fait des difficultés à accéder à un logement sans papiers et des discriminations à l’accès au logement y compris lorsqu’un titre de séjour est délivré. Et les femmes, comme les familles, sont majoritaires parmi les sans-domicile nés à l’étranger. La situation de Kadidjatou que j’ai rencontré dans un centre d’hébergement francilien à destination de femmes sortant de maternité témoigne bien de ces enjeux. Elle m’explique que c’est sa régularisation qui lui a permis aujourd’hui d’intégrer une formation pour envisager accéder à un emploi et à un logement personnel avec son fils de 14 mois. Avant cela elle était coincée, et circulait entre les solutions d’appoint, la rue et les centres d’urgence. C’est en tant que famille qu’elle a pu accéder à cette structure, or la situation change lorsque les enfants deviennent ou sont majeurs ils ne peuvent bénéficier d’hébergement en tant que famille. C’est ce qu’a vécu Anne-Claire avec son fils, lorsqu’elle s’est faite expulsée de son logement. Ne souhaitant être séparée de son fils, elle a alors choisi de dormir dans des parkings, des cages d’escalier, une tente. Elle m’a raconté son histoire au moment où elle avait finalement trouvé un logement insalubre où vivre avec son fils. Malgré son travail d’intérimaire, elle continuait à faire la manche, à demander aux commerçants des denrées périmées pour survivre. La débrouille acquise à la rue constitue encore pour elle une ressource, le logement n’ayant pas permis de répondre à l’ensemble de ses difficultés matérielles. Champ de Mars, Paris, 2016 les femmes âgées sont particulièrement touchées par la très grande précarité. NatCau2016/Flickr, CC BY-ND Aux deux extrémités de la pyramide des âges, la pauvreté et son versant lié au logement se développent. D’autres femmes, plus âgées qu’Anne-Claire, font face aux difficultés de se loger avec des retraites largement insuffisantes, quand elles ont passé leur vie à s’occuper des membres de leur famille ou que leur travail n’était pas toujours déclaré. C’est le cas de Josette âgée de 78 ans au moment de notre entretien, qui souffre de douleurs importantes aux jambes après plusieurs opérations. Comme de nombreuses femmes isolées, avec des carrières morcelées, dans des emplois très précaires ou dont le travail n’a pas été déclaré, elle doit désormais affronter la vieillesse comme beaucoup, dans des institutions dont elle dépend pour se loger, se nourrir, se soigner. Mais dans son cas, l’institution est un centre d’hébergement. Dans le contexte du vieillissement de la population, sa situation ne constitue pas une exception. Des femmes invisibles J’ai abordé certaines situations de femmes sans-abri, mais comment comprendre leur invisibilité dans un contexte où elles sont pourtant bien présentes ? Sur le terrain, j’ai pu constater que leurs pratiques dans l’espace public contribuaient à les rendre invisibles. Documentaire de la journaliste Claire Lajeunie, Femmes invisibles survivre dans la rue », France 5, 2015. En effet, l’espace public, notamment la nuit, est avant tout masculin. Ainsi, tout comme dans l’espace privé, les femmes dans la rue sont confrontées, en plus des difficultés matérielles, à des violences de genre, qui les visent parce qu’elles sont des femmes. Cela recouvre tant les violences conjugales que les violences sexuelles et sexistes, physiques ou psychologiques. Lorsqu’elles n’ont pas d’hébergement la nuit, pour ne pas être visibles, paraître vulnérables, elles vont privilégier des lieux fréquentés, passant par exemple pour une usagère normale » des transports toute la nuit sans dormir. Dans d’autres cas, elles vont chercher refuge au sein de commissariats ou d’hôpitaux ; mais aussi vers des lieux de dissimulation comme des parkings. Cette invisibilité peut également se retrouver le jour dans le soin qu’elles apportent à leur corps ou des pratiques de la manche plus discrètes. Ainsi, ce souci de survie est aussi une forme de maintien de soi, un refus d’endosser l’apparence de SDF ». Car être visible dans la rue, c’est s’exposer aux regards des autres et à leur jugement. Enfin, femmes invisibles également car elles sont plus souvent entre la rue, l’assistance et le réseau personnel ou familial. Ce qui contribue à rendre moins visible une précarité bien réelle face au logement. Quels enjeux pour les politiques sociales ? Penser l’accompagnement de ces femmes implique de tenir compte de certains enjeux que j’ai tenté de décrire ici aide à la régularisation, mode de garde lorsqu’elles sont en famille, prise en compte des violences de genre. Mais il faut également lutter contre les facteurs spécifiques de pauvreté féminine précarité dans et face à l’emploi, monoparentalité…. Certaines associations, comme le FIT Une femme un toit, tiennent compte du cumul de difficultés auxquelles font face les femmes accueillies. Enfin, les stratégies qu’elles mettent en œuvre pour demeurer invisibles incitent à penser différemment les accueils de jour, en envisageant des salles pour y dormir, en évitant que les hommes y soient surreprésentés. Sinon on risque de les écarter dans les faits de lieux pourtant déclarés mixtes. Pour préserver leur anonymat, les prénoms de mes interlocutrices ont été modifiés. Accueil et hébergement pour femmes enceintes en difficulté Un bébé non voulu, que faire ? Comment accueillir cet enfant non-programmé ? Que signifie être prêt à accueillir le nouveau venu ? Bébé non voulu... Trop tôt, trop tard, ou simplement "en trop", parce qu'il y a déjà plusieurs enfants à la maison. La caractéristique du bébé surprise, c'est précisément d'être le grain de sable qui vient gripper la mécanique bien huilée de nos projets. Contrairement aux idées reçues, ces grossesses inopinées sont loin d'être réservées aux adolescentes mal informées à peine 2% des naissances, mais surviennent dans tous les milieux et à tous les âges de la vie. Même chez des mères de familles nombreuses a priori averties ! Comme des passagers clandestins, les bébés surprises embarquent ainsi dans la vie de leurs parents à la faveur d'un accroc du destin. Et s'ils contrarient sur le moment les trajectoires bien tracées, nombreux sont ceux qui, en définitive, savent prendre toute leur place dans le cœur de ceux qui n'avaient pas choisi de les mettre au monde. Très jeune mère Blandine, rejoint malgré elle le bataillon des toutes jeunes mères celle que l'on prend encore souvent, à 25 ans, pour la baby-sitter de son fils Gabriel 6 ans ce mois-ci s'est retrouvée enceinte alors qu'elle vivait encore chez ses parents. "J'étais en 2ème année de droit, je connaissais le papa depuis 9 mois, on était jeunes, amoureux… Mais on n'avait évidemment pas prévu d'être parents si tôt ! Et pour Thibaut et moi, garder ce bébé, c'était comme un challenge. Car, passer des examens de licence une semaine après avoir accouché, ça n'a rien d'évident !" Du côté de l'entourage, la nouvelle fait souvent l'effet d'une petite bombe. "Pour ma mère, ça a été très dur de se retrouver grand-mère à 42 ans. Nos amis, eux, flippaient à l'idée qu'on ne serait plus disponibles", se souvient Blandine. La norme du bébé programmé Sortir de la norme du bébé programmé au "bon" moment, c'est effectivement s'exposer à des regards surpris, voire à une franche incompréhension. … "Une catastrophe ! " Le jour où son test de grossesse s'est révélé positif, Delphine a cru que le ciel lui tombait sur la tête. A 44 ans, elle avait fait depuis longtemps le choix d'une vie sans enfant. "Ma liberté, c'est sacré, explique-t-elle. Alors, un bébé ! J'ai ruminé la nouvelle pendant trois jours, et pleuré, pleuré… Si mon ami ne m'avait pas dit "On le garde", j'aurais envisagé une IVG." Aujourd'hui, maman d'un petit François de 11 mois, Delphine n'est toujours pas revenue de sa métamorphose. "Un bébé, c'est fabuleux, ça apporte un équilibre incroyable, s'enthousiasme-t-elle. J'ai arrêté le nombrilisme, j'ai construit quelque chose." Et de conclure, pensive "C'est ce qui s'appelle un heureux accident." Marie-José, 45 ans, mariée, mère de 4 enfants 24, 17, 11 et 2 ans est tombée enceinte de sa dernière à 43 ans. J’ai pensé à l’IVG, parce qu’au niveau financier, c’était pas possible d’avoir un 4ème, mais en fait, je voulais pas trop. Mon mari, lui, était pour l’IVG. Je me suis rendue compte que j’étais enceinte à environ deux mois de grossesse. J’ai essayé d’avorter à Paris, mais le médecin n’a pas voulu. Impossible d’aller à l’étranger, c’était trop cher. Du coup, à la fin, j’ai décidé de le garder. Maintenant, c’est une belle petite fille. Elle a 2 ans, elle s’appelle Stéphanie. Finalement, je suis bien contente d’avoir cette petite fille." Accueillir la surprise de ce bébé non désiré "Je sais, se laisser surprendre après 3 enfants, ça paraît complètement fou, convient Claire, 38 ans. Mais j'en avais assez de la pilule …. Je suis restée ainsi un an à jouer au "pas vu, pas pris". Jusqu'au jour où…" Même quand, a priori, on est ouvert à l'arrivée d'un enfant supplémentaire, le choix d'accueillir le trouble-fête reste une décision difficile à assumer. "Je m'étais toujours dit si un jour arrive un enfant non attendu, je le garde. Mais quand Raphaël s'est annoncé six mois après son grand frère, raconte Anaïs, ça m'a fait un choc. Moi qui voulais évoluer dans mon métier d'infirmière, j'étais bonne pour un nouveau congé de maternité ! Le plus partant, finalement, c'était mon mari." Le désir d'enfant est irrationnel "Depuis l'avènement de la contraception, nous vivons dans l'illusion d'une maîtrise totale de la procréation. Or le désir d'enfant garde une dimension irrationnelle. A côté du bébé dû, programmé, le bébé "don", celui dont on disait justement autrefois qu'il était "l'enfant du désir", n'a pas disparu. Chez certains couples, il peut même y avoir une satisfaction à ne pas tout maîtriser", observe Liliane F. , psychanalyste au service maternité obstétrique de l'hôpital franco-britannique Levallois. Blandine, à sa façon, illustre bien cette attitude paradoxale qui consiste à … choisir de ne pas choisir "Je suis quelqu'un de très organisée par ailleurs, mais je trouve sympa de prendre son bébé comme un cadeau, sans se dire "voilà, il va arriver à tel moment. D'ailleurs, le frère de Gabriel, Vincent, est lui aussi arrivé un peu en avance…" témoigne-t-elle, un peu gênée tout de même de passer pour une récidiviste ! Enfants non attendus et profondément désirés De fait, il est des enfants non "attendus" qui sont, de façon inconsciente, profondément désirés. "Si j'ai tellement tardé à reprendre une contraception, c'est peut-être parce que je voulais laisser une porte ouverte", analyse aujourd'hui Claire. Mayalène, qui s'est emmêlée dans ses cycles, alors qu'elle les connaît parfaitement, avance une explication voisine "Je suis tombée enceinte la semaine où ma nouvelle chef est arrivée. Une chef avec qui, comme par hasard, je n'avais aucune envie de travailler." "Certains enfants non désirés peuvent être, par la suite, aimés autant, voire plus que les autres. A l'inverse, être très désiré n'est nullement une garantie de bonheur pour un enfant." note la psychanalyste Geneviève Delaiside Parseval …. L'Inde peut rougir d’être dans le top 3 des pays les plus dangereux pour la femme. Comment lutter contre cette inégalité mais surtout cette insécurité que vivent les femmes dans leur quotidien ? Le pays le plus incertain pour les femmes L'Inde, le pays aux multiples traditions et croyances, où tout peut être possible, est désigné aujourd'hui comme le pays le plus incertain et dangereux pour les femmes. Réel paradoxe, dans ce pays où l'éducation, la fortune et la puissance sont les attributs des déesses dans l'hindouisme, dans ce pays qui a été le premier a avoir accepté d'être gouverné par une femme… Mais c’est un fait, les femmes manquent de considération, de respect et de sécurité. Malgré tous les efforts du gouvernement, il est difficile de changer les mentalités. Même si elles évoluent, les inégalités Hommes-Femmes persistent les femmes sont vues comme de véritables fardeaux pour les familles surtout pour les familles défavorisées. Véritable poids économique à cause de la pratique de la dot, qui a pourtant été interdite depuis 1961, de nombreuses familles obligent les jeunes femmes quel quelle que soit leur condition sociale à pratiquer un avortement forcé. Pour mettre un terme à cette sélection du sexe avant la naissance, le gouvernement a décidé d'interdire aux praticiens en 1994 de révéler le sexe de l'enfant sous peine de ne plus pouvoir pratiquer leur profession. Les situations d’insécurité et d’inégalité commencent dans le ventre de la mère et n'en finissent pas là ; viennent ensuite les interdictions de s'éduquer, de travailler ou encore de se marier librement. Au sein de la société indienne, l’honneur et la renommée d’une famille ne reposent pas sur l’instruction donnée à la fille, ou ce qu’elle a fait dans la vie mais sur le mariage qu’elle a eu. Plus une fille se marie tôt, moins il n'y a de risque qu’elle ne rencontre quelqu’un et surtout le devoir de protection des parents s'arrête et la relève est donnée au mari. La fierté des familles repose sur le mariage de leur fille. Si le mariage arrangé est profondément ancré dans la culture indienne 9 mariages sur 10 sont arrangés, le mariage étant considéré comme une alliance entre deux familles plutôt que l’union entre deux personnes, comme on peut le penser en Occident., il est parfois la cause de faits intolérables les jeunes mariées peuvent être harcelées moralement, torturées, battues parfois même tuées pour des histoires de dots ou d'héritage. Plus triste encore, l’Inde serait le 2nd pays au monde à célébrer des mariages d’enfants selon les registres officiels en 2015…Côté libertés individuelles, c’est aussi un combat A titre d’exemple, il existe aujourd’hui une inégalité d’accès aux réseaux sociaux puisqu’en 2017, 71% des utilisateurs des réseaux sociaux indiens étaient des hommes selon l’UNICEF. En cause, de nombreuses décisions misogynes dans des villages des Etats du Nord ; les femmes n’ont pas le droit d’utiliser un téléphone connecté, les coupant ainsi de toute information, mais surtout, d’une possibilité d’émancipation. Quant à la vie professionnelle, ce n’est pas toujours un long fleuve tranquille. A ce propos, un chiffre fait froid dans le dos 36% des femmes indiennes en âge travaillaient en 2005, elles sont à peine 26% aujourd'hui. En fait, ce phénomène s’explique en partie par un marché de l’emploi en difficulté et, lorsqu’un poste se crée, il est quasiment systématiquement donné à un homme. Une autre explication est le poids des traditions qui pèse encore beaucoup sur les jeunes femmes une fois mariées, même diplômées, celles-ci vont vivre chez leur belle famille et arrêtent de travailler. Et pour les plus modestes, il leur reste des emplois comme travailleuse domestique, par exemple ; Un travail parfois difficile mais surtout peu considéré voir notre article sur le sujet. De nombreuses femmes indiennes vivent un véritable enfer en Inde. Comment les protéger ? Des Etats Indiens agissent contre cette insécurité Concrètement, la constitution indienne garantit l’égalité femmes-hommes dans son article 14, et interdit les discriminations d’État à cet égard dans son article 15-1. Elle garantit également l’égalité des chances article 16 et la dignité des femmes. Sur un plan économique, cette même constitution prévoit par ailleurs que l’État adopte des dispositions particulières à l’égard des femmes et des enfants pour garantir des conditions de travail justes et adaptées, ainsi que l’égalité salariale. L’égalité proclamée par la constitution n’est toutefois que peu observée en pratique encore aujourd’hui… Mais suite au viol collectif de décembre 2012, qui a fait la une dans tous les pays du monde entier, le gouvernement a été montré du doigt sur l'insécurité des femmes. Des manifestations se multiplient à travers le pays en soutien à la victime et sa famille, et pour demander justice, sécurité et des sanctions plus sévères. Les autorités sont donc passées à l'action en prenant des mesures fermes pour sanctionner quiconque menaçant la liberté et la sécurité d'une femme. De leur côté, chaque Etat met en place peu à peu des propres actions Si New delhi invite les jeunes femmes à un programme d'auto-défense, le Kerala, lui, ouvre une unité de police spéciale exclusivement d'agents féminins afin de patrouiller et répondre aux appels d'urgences. Le Tamil Nadu ouvre un département spécifique dédiée à la protection de la femme et de l'enfance en mars 2019. Une équipe d'agents à très grosse majorité féminine qui fait la tournée des écoles pour sensibiliser les étudiants car aujourd'hui de nombreux cas de viols ou harcèlements ne sont pas rapportés à la police par honte ou peur de représailles La Police s'engage à soutenir et protéger les femmes et enfants, victimes, qui décident de parler. Une procédure simple mais qui nécessite que le pas soit franchi. La victime ou les personnes ayant connaissance des harcèlements et violences faits à la femme ou l’enfant peuvent porter plainte. A partir de ce moment, la Police s'engage à sanctionner l'accusé dans un délai de 16 jours. Deux semaines pour arrêter, mettre en détention provisoire, présenter l'accusé à la cour et obtenir une sanction à la hauteur de son crime. Mais qu'en est-il pour des victimes ? Hélas souillées, humiliées, les jeunes femmes sont souvent rejetées et montrées du doigt par la communauté bien qu'elles n'y soient pour rien. Le gouvernement du Tamil Nadu tente ainsi d’accompagner ces femmes en mettant en place une cellule psychologique, afin qu'elles puissent discuter et partager leurs craintes avec des professionnels mais également avec des agents de Police féminins. De plus, une application d'urgences, KAVALAN SOS, a été développée pour smartphone afin que les jeunes femmes puissent circuler librement quelle que soit l'heure ou le lieu sans crainte. Comment s'utilise cette application ? Il faut s'inscrire et communiquer le numéro de trois personnes à contacter au-delà de la Police en cas de danger. Il faut appuyer le bouton, les personnes choisies et la police reçoivent une alerte en instantané, la police tente de contacter la victime au bout de deux appels, la caméra du téléphone se déclenche automatiquement. Grâce à la géolocalisation, la police peut intervenir de manière immédiate. Des personnalités et des actions font bouger les mentalités La femme indienne s’impose de plus en plus dans le paysage politique, ce qui peut favoriser une évolution des mentalités. Les personnalités les plus connues sont Pratibha Devisingh Patil, présidente de l’Inde de 2007 à 2012 et première femme à accéder à cette fonction. Il faut citer aussi Sushma Swaraj qui occupe depuis 2014 le poste de ministre des Affaires étrangères au sein du gouvernement Modi. Mais la figure féminine la plus connue du paysage politique indienne fut sans conteste Indira Priyadarshini Gandhi, fille de Nehru, première ministre de la République d’Inde de 1966 à 1977, puis de 1980 à sa mort, en 1984. A noter qu’elle fut la 2ème femme au monde élue démocratiquement à la tête d’un gouvernement. Sur la scène internationale, Vijaya Lakshmi Nehru Pandit, diplomate et sœur de Nehru, fut la première femme présidente de l’Assemblée générale des Nations unies. Enfin, peut être avez-vous entendu parler de Phoolan Devi, célèbre pour son appartenance à la caste des intouchables, et victime de violences physiques et sexuelles dans son enfance et connue aussi par ses activités au sein d’un gang, telle une Robin des Bois indienne ». Cette féminisation du pouvoir protègera-t-elle davantage les femmes dans leur sphère privée ou professionnelle ? Souhaitons-le ! Phoolan Devi, "reine des bandits" Par ailleurs, des mouvements de défense des femmes se font de plus en plus entendre, à l’image du mouvement metoo qui arrive jusqu’en Inde en 2018 avec le hashtag meetooindia. Grâce aux réseaux sociaux, des histoires de violences ou d'agressions sexuelles sont dévoilées, et des têtes tombent, au cœur de Bollywood. Autre exemple, en Janvier 2019, alors que la Cour Suprême avait validé la possibilité pour les femmes d'accéder au temple de Sabarimala dans le Kerala, la police les en empêchent. Elles décident alors de former une chaîne humaine couvrant plusieurs centaines de km de l’état du Kerala pour en savoir plus et comprendre où en est la situation fin 2019, retrouvez notre article ici Mais d’autres formes de pouvoirs peuvent avoir un rôle à jouer… Le cinéma sensibilise la population Un autre levier de sensibilisation de la population le cinéma, un média accessible à tous. Vous le savez, l'Inde est le plus grand producteur de films au monde. Si à l'origine, les films indiens racontaient les histoires de famille, les histoires d’Amour impossible, un peu à la Roméo et Juliette, la nouvelle génération d'acteurs et scénaristes se focalisent sur l’actualité pour ouvrir les yeux à la population sur les problèmes de l’Inde. Plusieurs films sont sortis ces trois dernières années rapportant des faits réels sur l’insécurité des femmes et enfants en Inde. Ils ont pour objectif de passer des messages clés aux indiens, mais aussi d’éduquer les enfants sur le comportement qu’un adulte peut ou ne pas avoir avec eux, et soutenir l’émancipation de la femme, ou encore pousser les victimes à parler et ne pas culpabiliser. Voici quelques exemples Appa », un film de Samuthirakani, parle de l’importance de la relation parents-enfants, de l’éducation à la sexualité. Ponmagal Vandhal », un film de Jothika et Suriya, raconte les viols dont sont victimes les petites filles commis par de jeunes adultes issus de familles aisées, qui ne sont pas sanctionnés car les affaires sont souvent étouffées avec la corruption. Le film Vasuki », avec l’actrice la plus côtée ces dernières années, . Il raconte l’histoire d’une jeune femme violée, qui veut se suicider comme le font beaucoup de victimes par honte mais qui décide finalement de lutter tant bien que mal contre cet évènement grâce à l’aide implicite de son mari. Ainsi, le cinéma met aujourd’hui les indiens face à la réalité que les femmes ont besoin d’être indépendantes et autonomes. Mais pour cela, il faut que la société coopère et change, ce que le 7ème art tente de faire. En toute transparence, il est difficile de retracer un tel sujet de société en quelques lignes. Ce qui est certain, c’est qu’en 2020 il y a encore des défis à relever et des combats à mener pour les femmes indiennes. Selon l’association Aurore, les femmes à la rue représentent aujourd’hui 12% des sans-abri à Paris. Dans le cadre du programme Région solidaire, la Région Île-de-France a décidé d’ouvrir, dès cet hiver, dans le quartier des Batignolles Paris 17e, une première Maison régionale des femmes réservée à ces femmes vulnérables. Elle suit à cette occasion l'une des recommandations qu'Élina Dumont, elle-même confrontée dans le passé à la vie dans la rue, a listées dans un rapport présenté le 16 octobre 2020 sur l'aide à la réinsertion des femmes SDF. Ouvert depuis le 24 novembre 2020, ce lieu d’hébergement, de soins et de resocialisation à long terme dispose de 51 chambres offrant 95 places pour des femmes en grande difficulté, victimes de violences conjugales, sortant de maternité, désocialisées, vivant dans le métro ou en rupture d’hébergement. Un accompagnement global orchestré par l’association Aurore Dans cette nouvelle Maison régionale des femmes voir encadré, l’association Aurore vient en aide aux femmes isolées qui y sont orientées. Plus qu’un accueil d’urgence, elle leur propose un véritable parcours de réinsertion, sur le terrain social, administratif, sanitaire mais aussi juridique et professionnel. L’objectif est de leur redonner confiance, à travers la construction d'un projet de vie et un retour à l’autonomie. Répondre aux besoins spécifiques des femmes à la rue Les femmes accueillies vont pouvoir bénéficier de soins psychiques, de groupes de parole, d’un soutien psychologique, d’une prévention santé spécifique planning familial, addictions, prostitution…, de remises à niveau, de formations mais aussi de soins du corps, d’ateliers d’art thérapie. Pour accueillir, héberger, soigner et accompagner ces femmes, 3 travailleurs sociaux vont s’appuyer sur un contrat d’accompagnement autour des problématiques individuelles, des droits sociaux, de l’accès à des soins spécifiques, du relogement. Ils sont épaulés par 12 personnels en charge de l’hygiène, de la sécurité et des repas, pour organiser la vie commune. L’émancipation la clé pour se reconstruire Pour dépasser l’isolement, stabiliser les situations de chacune et permettre une sortie positive, l’émancipation est un enjeu central. L’association Aurore travaille sur l’estime de soin avec un réseau d’entreprises comme L’Oréal, sur l'expression scénique avec L’atelier des Simone » ou encore sur l'accès à la culture avec la Réunion des Musées nationaux. Une Maison régionale des femmes recommandée par Élina Dumont Pour aider les femmes qui vivent dans la rue à se réinsérer, Élina Dumont, qui a longtemps été confrontée à ces difficultés, a listé 29 recommandations, dans son rapport présenté à la Région le 16 octobre 2020. La Région a décidé d'en mettre en œuvre rapidement 2 ouvrir une Maison régionale des femmes à Paris, ce qui est chose faite, et distribuer davantage de kits d'hygiène. 2e recommandation approuvée la distribution de kits d’hygiène À ce sujet, la Région va intensifier l'accompagnement des associations qui distribuent sur le terrain des protections et produits d'hygiène aux femmes en situation de précarité. En juillet 2020, la Région a par exemple accordé euros à l’Agence du don en nature, ce qui a permis de procurer cet été kits d’hygiène protections périodiques, gel hydroalcoolique, shampoing... à des associations. Précarité menstruelle femmes concernées Selon les chiffres 2012 de l’Insee, femmes sans-abri sont concernées par la précarité menstruelle, un enjeu de dignité humaine et de santé publique. Ces femmes renoncent souvent aux protections hygiéniques un coût de 10 euros par mois minimum ou utilisent des protections de fortune qui ont des conséquences gynécologiques graves. Soutien aux femmes victimes de violences La Région continue par ailleurs d'accompagner au quotidien les femmes victimes de violence en Île-de-France Accès aux logements sociaux, Sécurisation des transports, Arrêts de bus à la demande… Elle soutient aussi les associations qui les accompagnent, les orientent et les aident à s’insérer Prise en charge de parcours judiciaires, Lutte contre les mariages forcés, les viols, le proxénétisme…

association pour les femmes en difficulté 974